Substance de vie.

TCA [infos]


Anorexie, la mécanique et comment s'en sortir

Voici un lien à consulter absolument !

Des explications très intéressantes, et des méthodes pour s'en sortir.

http://www.survisme.info/reponses/exemples_anorexie_soigner.htm


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Pouquoi être malade?

Pourquoi être malade?

Aka Pourquoi se rendre malade?

 

Ceci est une petite introspection sur le Pourquoi des TCA. Dès maintenant, je vous dis que je n’ai pas de réponse. Paradoxalement, c’est précisément la raison pour laquelle j’écris ce texte.

 

Au début d’une période restrictive, il y a la fascination.

Il faut tout apprendre. On ne connait rien. Dès que la malnutrition n’est plus vivable, on essaie de guérir par tous les moyens. On croit souvent que remanger va nous faire guérir. On croit qu’il ne s’agit juste de poids, qu’il ne s’agit juste de bouffe. On ne connait rien. C’est pour cela qu’on rechute sans cesse et sans cesse, mais sans comprendre pourquoi. En fait il s’agit de tellement plus que cela.

 

Après des années de TCA chroniques, l’approche est très différente.

Tout d’abord, on fait le constat que perdre du poids n’arrange rien. Avant la perte de poids, on est à un poids X qu’on juge invivable, et bien sûr, descendre au poids Y arrangera tout. Sauf que plus on perd du poids, plus on se rend compte qu’on n’est pas plus heureuse, qu’on se trouve toujours aussi grosse, ou même encore plus grosse (merci la dysmorpho). Et la malnutrition y joue un rôle, on devient instable, déprimée. Et le corps ne suit plus non plus, nombres de malaises, symptômes et inconvénients nous guettent. L’illusion se dissipe rapidement et la fatalité s’impose : Même au poids de nos rêve, le poids que nous n’avons jamais atteint, CE POIDS-LÀ, même à CE POIDS-LÀ, le bonheur n’est pas là.

Rendu là, il n’y a que deux choix possibles : continuer, ou aller mieux.

Aller mieux, nous ne savons pas faire. Nous avons encore en tête l’illusion que manger mieux va nous aider à aller mieux, et même si c’est le cas, car ça aide pour survivre physiologiquement, en fait ça ne résout rien. Manger c’est compliqué et rendu là, manger = grossir. Nous ne sommes pas heureuses en maigrissant, mais prendre du poids c’est carrément hors de question. Il ne reste donc que l’autre option : continuer. Continuer alors que c’est très clair que maigrir ne nous mènera à rien, et qu’en même temps, on n’arrive pas à se faire à l’idée que maigrir ne résout rien. Continuer, car on ne sait pas quoi faire d’autre.

 

Souvent, on se décide à tenter une guérison, et on arrive à vivre des périodes stables. Et puis, rendu au poids X, c’est là qu’on se dit « Ah, mais j’étais bien au poids Y, j’étais parfaite! Il faut que je perde du poids et tout ira bien. Il faut juste commencer par perdre du poids. » Et le cycle recommence. C’est pour cela que les TCA sont chroniques.

 

Et puis, il y a aussi les dangers liés aux TCA.

 

Au tout début de la maladie, et durant la phase de déni, on ne connait rien. Donc, tous les dangers liés à la restriction et aux vomissements ne font pas parti de notre répertoire. Après des années de TCA, nous les connaissons tous les dangers. Nous avons même peut-être rencontré certains sur notre chemin. Mais malgré cela, nous nous jetons quand même dans la gueule du loup. Oui, en sachant tout cela.

 

Nous sommes lucides, lucides sur le fait que maigrir n’arrangera rien, lucide sur les dangers de la maladie, et puisque nous avons l’impression que seule l’option d’auto-destruction s’offre à nous, nous fonçons. Avec la connaissance entière que nous avons des TCA et même notre expérience personnelle. Et c’est cette lucidité qui nous donne l’impression de devenir folle.

C’est là que nous nous disons : Peu importe ce que je fais subir à mon corps et à ma tête, je ne serai pas heureuse. Je ne peux plus m’arrêter. Dans quoi me suis-je embarquée?

 

C’est ainsi que je reviens à ma question.

Pourquoi être malade?

 

Sans avoir de réponse, j’émets une possibilité.

Je crois que nous faisons une fixette sur le poids, car nous avons peur de perdre la raison de notre souffrance. Nous avons peur de perdre notre raison de continuer. Car à quoi bon, pourquoi tant de souffrance sinon?

 

Je crois que c’est le même principe selon lequel je me focalise sur des choses en particulier. Par exemple, en ce moment je peux vomir mes crises à 100% (cela n’avait jamais été le cas) et je focalise là-dessus, ça me surprend et « m’émerveille » à chaque fois, mais je crois que c’est seulement pour oublier toute la souffrance qu’il y a côté, souffrance physique. Toute la douleur que je ne peux pas tout à fait ignorer, mais que puisque je ne change pas mon comportement, il faut bien tenter d’anesthésier un peu.

 

Souvent, on se dit « Ah oui, j’étais plus heureuse avant, même si je pesais tant de kilos de plus, j’étais plus heureuse. »

Et encore, je crois qu’il ne s’agit pas d’une question de poids. Peu importe le poids, c’est que « avant » on n’y pensait tout simplement pas. Sauf que là c’est fichu. Une fois qu’on commence à se trouver grosse, c’est parti pour la vie..

On ne peut pas parler de guérison quand on parle de TCA. On peut parler de « stabilité », « d’être en santé », mais à moins d’être lobotomisées, on ne peut pas oublier. On ne peut cesser de penser, et on pense constamment, donc même en étant stable, nous aurons quand même ces pensées, même si c’est seulement par association (frites = gras) et sans que ça explose carrément, ces pensées seront quand même présentes, ferons partie intégrante de nous.

 

On peut appeler cela défaitisme, fatalisme. Mais c’est également du réalisme à temps plein. En fait, peut-on vraiment dissocier ce qui est illusoire, ce qui est réaliste dans une maladie qui est basée sur des mensonges qui nous paraissent pourtant tellement vrais?

 

Bibii Acide

©15 oct 2011


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Introduction : Voyage en Anorexie

Diagnostiquée pour la première fois dans les années 50, l’anorexie touche de plus en plus de jeunes femmes et d’adolescentes. Cette maladie se traduit par un amaigrissement plus ou moins grave, par un refus de s’alimenter, et parfois une peur panique de la nourriture.

         L’anorexie n’est pas une maladie qui s’installe du jour au lendemain. Elle commence souvent par un régime, qui n’a rien de maladif, puis par l’élimination progressive de plusieurs groupes d’aliments, par la diminution de la fréquence des repas et, chez certaines patientes, par des crises de boulimie, qui consistent à avaler une quantité énorme de nourriture en un temps très restreint, suivies parfois de purges pouvant se traduire par des vomissements, des prises de laxatifs ou une hyperactivité physique.

         Contrairement à de nombreux clichés, une jeune fille qui souffre d’anorexie ne fait pas « exprès de ne pas manger ». Il lui est réellement impossible d’avaler ce qu’on lui demande, même avec toute la volonté qu’elle possède. Cette impossibilité est difficilement explicable à son entourage, car elle n’est pas physique, mais mentale.

         L’anorexie induit une peur intense de grossir ou de paraître grosse. Les personnes atteintes de cette maladie passent souvent de nombreuses heures devant leur miroir à analyser chaque partie de leur corps et à maudire le moindre gramme de graisse. Souvent, l’image qu’elles ont d’elles-mêmes est erronée. Une anorexique se trouve énorme lorsqu’elle se regarde dans un miroir; même lorsque son poids est très faible. Plus elles maigrissent, plus l’image que leur renvoie la glace leur parvient déformée; et comme elles font confiance à leurs propres yeux, elles ont beaucoup de difficulté à croire leur entourage qui leur assure qu’elles ne sont pas grosses. Ce phénomène est difficile pour la famille d’une anorexique, car les gens pensent souvent que la patiente fait cela afin de choquer son entourage, ce qui se révèle être faux dans la plupart des cas.

         Lorsqu’une anorexique perd du poids, elle ressent une victoire intense sur elle-même et une très grande fierté, ce qui l’entourage à continuer, car le but de cette perte de poids est, pour beaucoup de jeunes filles, de se prouver qu’elles ont une emprise complète sur leur propre corps et qu’elles peuvent tout contrôler.

         La cause de cette maladie varie selon chaque patiente, et il est très difficile de la déterminer. Une des raisons principales est qu’il n’y a pas souvent une seule cause, mais plusieurs, remontant parfois des années en arrière dans la vie de la jeune fille et dont elle n’est pas souvent elle-même consciente. On peut tout de même affirmer que les personnes souffrant d’anorexie ont une très mauvaise estime d’elles-mêmes, sont victimes d’un affreux mal-être et se sentent très mal dans leur peau bien avant le début de la maladie.

         J’ai décidé d’écrire ce récit afin de prouver aux lecteurs que l’anorexie n’est pas un simple caprice, mais bien une maladie qui fait énormément souffrir ceux qui en sont atteints.

Alice Bairoch [Voyage en anorexie]


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Le syndrôme de Nardone

Le syndrome de Nardone ou le syndrome du vomissement

Les personnes boulimiques c’est-à-dire présentant des prises compulsives de nourriture ou bien des personnes anorexiques découvrent à un moment donné que vomir permet de contrôler le poids sans se priver des crises. Le vomissement n’est donc à ses débuts qu’une solution à la boulimie et à la peur de prendre du poids. Mais le vomissement devient assez vite un rituel et dans certains cas de plus en plus agréable, jusqu’à devenir même le plus grand plaisir, c’est-à-dire le phénomène recherché dont la prise de nourriture n’est plus qu’une étape. Il apparaît alors que ce n’est plus de la prise de nourriture qu’on ne peut plus se passer mais du vomissement qui devient le centre du trouble. D’une boulimie initiale, on glisse vers un Syndrome du vomissement (Nardone), sorte de « compulsion vomitive » ou la prise de nourriture et le poids deviennent des éléments secondaires à la faveur du vomissement lui-même.

La crise de boulimie d'une personne présentant ce syndrome ressemble à une «séquence érotique».
Premier temps: compulsion irrépressible à manger. Avant d'y céder, le sujet cultive le fantasme de manger puis de se faire vomir, ce qui provoque chez lui une excitation croissante.
Deuxième temps: le sujet cède à la compulsion de se remplir. L'excitation croît jusqu'à un paroxysme.
Troisième temps: le sujet se fait vomir, provocant une chute brutale de l'excitation comparable à un orgasme.


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La dysmorphophobie

VIDÉO: http://www.youtube.com/watch?v=8VoAj_6iKTo

La dysmorphophobie ou peur d'une dysmorphie corporelle est une préoccupation concernant un défaut imaginaire de l'apparence physique. Si un défaut physique est apparent, la préoccupation est manifestement démesurée. Cette préoccupation est à l'origine d'une souffrance et/ou d'une altération du fonctionnement. Les gens qui en souffrent peuvent passer un temps considérable à examiner leur "défaut" ou à se livrer à des soins. Ils tentent ainsi de diminuer leur anxiété mais l'effet est souvent inverse, ce qui amène parfois à essayer d'éviter de se voir en enlevant tous les miroirs par exemple. Ils cherchent souvent à être rassurés par leur entourage mais ne sont soulagés que temporairement. Ils peuvent craindre que les autres fassent particulièrement attention à leur défaut et s'en moquent. Ils peuvent faire beaucoup d'efforts pour camoufler leur défaut. Certains vont jusqu'à ne plus vouloir se montrer en public. Ils est fréquent qu'ils recherchent des soins médicaux et chirurgicaux qu'ils reçoivent ce qui ne fait qu'empirer leur insatisfaction.

Source : American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux.

 

L’origine de cette maladie comporte plusieurs aspects : biologique, psychologique et socioculturel.

Dans son livre The Broken Mirror: Understanding and Treating Body Dysmorphic Disorder, Katharine Phillips décrit le cas de 200 personnes atteintes par cette maladie, les unes par une forme légère, les autres par des formes graves. Elle réalise ainsi un inventaire avec les parties du corps qui étaient les plus présentes dans les phobies des ces personnes. Parfois, il s’agissait de plusieurs régions de l’organisme pour un même personne.

Région corporelle

Pourcentage des patients concernés

Peau

65%

Cheveux

50%

Nez

38%

Yeux

20%

Jambes/genoux

18%

Menton/mâchoire

13%

Poitrine/seins

12%

Estomac/taille

11%

Lèvres

11%

Conformation du corps/des os

11%

Forme/dimension du visage

10%



Pénis

9%

Poids

9%

Joues/pommettes

8%

Dents

7%

Oreilles

7%

Forme/dimension de la tête

6%

Doigts/orteils

5%

Bras/poignets

5%

Front

4%

Taille

4%

Hanches

4%

Mains

3%

Fesses

3%

Laideur du visage (globalement)

3%

Pieds

3%

Musculature du visage

2%

Épaules

2%

Cou

2%

Sourcils

2%



K. Phillips réalise aussi un tableau complet concernant les comportements associés à la dysmorphophobie sur un échantillon de 200 malades. Nb : la même personne peut adopter plus d’un comportement lié à la maladie. On observe aussi que la principale réaction de la part des dysmorphophobes concerne les autres : la comparaison avec eux et l’analyse attentive de leurs apparences représentant 91% des cas.

Comportement associé à la dysmorphophobie

Pourcentage des gens

Analyser les apparences physiques des autres/comparer la région corporelle atteinte par le « défaut » avec son correspondant « sain » des autres

91%

Contrôler son apparence dans un miroir ou dans une surface réfléchissante

84%

Camoufler

84%

avec des vêtements

48%

en adoptant une certaine posture

44%

avec du maquillage

35%

avec la main

23%

avec un chapeau

16%

Faire appel à la chirurgie esthétique/dermatologie ou autre traitement médical

72%

Poser des questions aux autres sur le « défaut », et rechercher ainsi à se rassurer/essayer de convaincre les autres de l’existence du « défaut »

42%

Utiliser des miroirs grossissant pour focaliser le « défaut » et essayer de le cacher (en appliquant du maquillage, en brossant les cheveux etc.)

35%

Éviter les miroirs

35%

Toucher le « défaut »

33%

Pincer la peau

27%

Autres comportements associés à la dysmorphophobie

27%



La maladie reste difficile à inclure dans une catégorie, parfois elle interfère avec d’autres maladie comme, par exemple, celles liées aux troubles nutritionnelles : l’anorexie et la boulimie.

Le Pr. Dr. Aimez, le coordonnateur du groupe Français d’Etudes sur l’Anorexie et la Boulimie, a eu l’occasion de connaître de tels cas d’interférence. Dans un de ces cas il s’agissait d’une boulimique typique.
Le docteur raconte : « Un jour, elle m’a dit : « Il faut que je voie un chirurgien esthéticien à cause de mon nez. » « Mais, qu’est-ce qu’il a votre nez ? » « Il est affreux ! » Alors, elle a été voir des chirurgiens qui, heureusement, n’ont pas été d’accord de l’opérer. Pendant quelques temps après elle n’a plus rien dit sur son nez. On continuait la thérapie pour guérir sa boulimie. Mais, un jour, elle recommence avec autre chose : « la cellulite ». Je lui ai demandé où elle voyait la cellulite sur son corps ? Alors, elle prenait la peau et la serrait comme une brute pour me montrer la fameuse « peau d’orange ». C’était une histoire entière sur la cellulite. Je n’ai plus rien dit et on a continuait la thérapie pour sa boulimie. On a travaillait ainsi sur « l’affirmation de soi » et je lui demandait faire des listes de qualités et de défauts. Elle « avait » tous les défauts possibles : moche, stupide, méchante, avare... Il s’agit là de l’estime de soi ! Heureusement, il y a eu des résultats. Elle a bien évoluée et, à la fin, je lui ai posée une question : « Et, alors, votre nez, comment il va ? » « Mon nez ? Mais qu’est-ce qu’il a mon nez ? Non, non, je suis très contente de mon nez ! » Elle était donc, contente de son corps mais, je dit encore une fois, on n’a pas travaillé sur la dysmorphophobie. Elle a disparu avec le reste : le syndrome boulimique, le manque de l’estime de soi, le manque d’affirmation etc. On sent très bien le lien. »

Source : Etude sociologique de la dysmorphobie.

 


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Conséquences des TCA

Malnutrition
Causée par la sous ou suralimentation. Le mot malnutrition désigne un manque d'énergie, de protéines et de micronutriments (ex: Vitamine A, iode et fer) soit seul ou en combinaison. Cette carence peut avoir des effets sévères sur la santé comme (et ce ne sont pas les seuls) des infections respiratoires, des déficiences rénales, la cécité, l'attaque cardiaque et la mort.

Déshydratation
Causée par la perte ou le manque d'ingestion de fluides. La restriction / le jeûne, les vomissements et l'abus de laxatifs sont les principales causes chez les victimes de TCA. Les symptômes incluent des étourdissements, de la faiblesse ou des urines foncées. Elle peut mener à la déficience rénale, l'attaque cardiaque et la mort.

Déséquilibre des électrolytes
Les électrolytes sont essentiels pour le maintien de la santé dentaire, des articulations et des os, des nerfs et des muscles, des reins et du coeur, le taux de sucre dans le sang et l'acheminement de l'oxygène dans le sang.

Carences en vitamines et minéraux
Surtout au niveau des ions potassium et calcium.
Peau et cheveux secs, cheveux et ongles cassants, chute de cheveux favorisés également par la malnutrition et la déshydratation.
Les conséquences sont citées si dessous, notamment au niveau du rythme cardiaque (fatigue, arythmies cardiaques, etc...)

Température corporelle basse
Causée par la perte de la couche isolante de graisse et par la basse tension.

Lanugo
(duvet sur le visage, le dos et les bras) Il est causé par un mécanisme de protection du corps afin de maintenir la chaleur corporelle en période de malnutrition et de famine par la couche graisseuse supérieure. Des dysfonctionnements hormonaux en résultent.

Oedème
Gonflement des tissus mous dû à une accumulation d'eau. Ce phénomène est commun au niveau des jambes et des pieds chez les personnes atteinte d'hyperphagie compulsive et dans la région abdominale chez les personnes atteintes d'anorexie et/ou de boulimie (peut aussi être causé par l'abus de laxatifs et de diurétiques).

Gonflements
Du visage et des joues. Dûs aux vomissements.

Atrophie musculaire
Dégénérescence des tissus musculaires et réduction de la masse musculaire dû au fait que le corps se nourrit de ses propres tissus.

Atteinte de la Fonction neuromusculaire
Dû aux carences en vitamines et minéraux (spécialement le potassium), et à la malnutrition d'où fatigue musculaire et faiblesse.

Déchirure de l'oesophage
Causée par les vomissements auto-induits.

Déchirure de Mallory-Weiss
Associée aux vomissements, c'est la déchirure de la jonction gosto-oesophagienne.

Dilatation aigüe de l'estomac
Suite à une crise de boulimie : risque de rupture gastrique.

Rupture gastrique
Érosion, perforation ou rupture spontanée de l'estomac.

Reflux oesophagique
Troubles du reflux d'acide - Les aliments partiellement digérés, mélangés aux acides et aux enzymes de l'estomac, sont régurgités dans l'oesophage. Ceci peut endommager l'oesophage, le larynx et les poumons. Les risques de développement de cancer de l'oesophage et des cordes vocales sont alors augmentés.
Le reflux peut parfois empirer au point que plus aucun aliment ne peut être gardé. Une visite médicale est alors impérative.

L'œsophage de Barrett
Associé au cancer de l'oesophage causé par le reflux oesophagique.

Insomnie
Problèmes pour s'endormir et / ou rester endormi. Sommeil perturbé.

Syndrôme de la fatigue chronique
Fatigue chronique et invalidante dû à la faiblesse du système immunitaire et aux carences.

Hyperactivité
Incapacité de rester tranquille, d'où le sport intensif et l'énergie incroyable que peut parfois développer une anorexique ou une boulimique.

Blessures aux doigts
Causées par l'introduction répétée des doigts dans la bouche pour se faire vomir. Exemple au dessus de l'index et du majeur.

Hypotension
Basse pression sanguine causée par la baisse de la température corporelle, la malnutrition et la déshydratation. Peut causer des arythmies cardiaques et des infarctus du myocarde.

Faiblesse et Fatigue
Causées par des habitudes alimentaires anarchiques, le déséquilibre des électrolytes, des carences en vitamines et en minéraux, la dépression, la malnutrition et de problèmes cardiaques.

Hypotension Orthostatique
Chute soudaine de la pression sanguine quand on se lève ou on se couche. Les symptômes incluent des vertiges, une vision troublée, des évanouissement, des palpitations cardiaques et des maux de tête.

Hypertension (plus fréquent chez les victimes d'hyperphagie)
Tension élevée au dessus de 140/90. Peut causer des anomalies aux vaisseaux sanguins oculaires créant un trouble de la vision, un grossissement anormal du muscle cardiaque, une défaillance rénale et un dommage cérébral.

Thrombocytopenie = Nombre trop faible de plaquettes
Causée par des manques de vitamine B12 et d'acide folique ou par l'usage excessif d'alcool. C'est aussi une indication d'un système immunitaire déficient.

Hypoglycémie
Taux de sucre dans le sang trop faible: peut indiquer des problèmes avec le foie ou les reins et peut mener à une détérioration neurologique et mentale.

Hyperglycémie
Taux de sucre dans le sang trop élevé: peut mener au diabète, au blocage rénal et hépatique, à des problèmes avec le système immunitaire et circulatoire.

Diabète
Trop de sucre dans le sang résultant d'une production insuffisante d'insuline. Peut être causé par des déséquilibres hormonaux, de l'hyperglycémie, ou une pancréatite chronique.

Ketoacidose
Hauts niveaux d'acides dans le sang (ketones) causées par la combustion des graisses par l'organisme (au lieu des sucres et des hydrates de carbone) pour fournir de l'énergie. Peut résulter du jeûne, de purges répétées, de la déshydratation, de l'hypoglycémie et / ou de l'abus d'alcool. (Peut aussi résulter d'un diabète non contrôlé). Peut conduire au coma et à la mort.

Anémie
Déficience en fer empêchant le transport de l'oxygène dans le sang et peut mener à de la fatigue, à l'essoufflement, aux infections accrues et aux palpitations cardiaques.

Infection et insuffisance rénale
Les reins "nettoient" les toxines du corps, régularisent la concentration d'acide et balancent l'hydratation. Les carences en vitamines, la déshydratation, l'infection et la basse tension sanguine augmentent les risques d'infection rénale et peuvent causer des dommages irréversibles.

Ostéoponie
Masse osseuse en dessous de la moyenne indiquant une carence en calcium et/ou en vitamine D conduisant à l'ostéoporose.
Remarque: Les carences et déséquilibres hormonaux associés avec la perte du cycle menstruel peuvent aussi accroître le risque d'ostéoporose et d'ostéoponie.

Ostéoporose
Réduction des os par diminution de la masse osseuse dû à la perte de calcium et de protéines osseuses, prédisposant à des fractures.

Arthrite (dégénérative)
Peut être causée par des déséquilibres hormonaux et des carences en vitamines, ainsi que par des stress accrus au niveau des articulations chez les personnes souffrant d'hyperphagie compulsive et de vomissements volontaires.

Crampes
Au niveau des articulations dûes aux carences et baisse de la masse graisseuse et musculaire.

Problèmes dentaires
Causé par les acides et les enzymes de l'estomac (via le vomissement), par les carences de vitamine D et de Calcium, et par des déséquilibres hormonaux. Peut aussi être dû au manque d'exercice de mastication de certains aliments et à la prise de diurétiques et induisent un déficit salivaire.

Décalcification des dents et caries

Gingivites
Saignements des gencives dûs à une cicatrisation ralentie (dûe à des déséquilibres de la composition sanguine comme un faible nombre de plaquettes)

Érosion de l'email dentaire
Dû aux acides gastriques (suite aux vomissements). Atteint en particulier les faces postérieures des dents maxillaires (= dents du haut)

Des problèmes dentaires peuvent parfois indiquer la présence de problèmes cardiaques.

Syndrôme de l'articulation tempero-mandibulaire
Arthrite dégénérative à l'intérieur de l'articulation mandibulaire de la mâchoire (là où la mâchoire inférieure est reliée au reste du crâne) provocant des douleurs, des maux de tête, des problèmes de mastication et d'ouverture / fermeture de la bouche. Des carences en vitamines et des grincements de dents (souvent liés au stress) peuvent en être les causes.

Aménorrhée
Perte du cycle menstruel (dû au manque de sécrétion de l'hormone œstrogène par les ovaires). La perte de cycle peut aussi mener à l'ostéoporose et à l'ostéoponie.

Hématomes et Bleus
Des carences en vitamines qui amoindrissent la capacité du corps à se réparer lui-même, la pression sanguine basse et une grande perte de poids peuvent mener à ce que la personne ait souvent des "bleus" qui peuvent mettre longtemps à guérir.

Blocage hépatique
Le rôle du foie est de purifier les cellules et d'aider la digestion. On ne peut pas vivre sans foie. Le jeûne et les pilules à base d'acetominophe (analgésiques vendus sans ordonnance) augmentent le risque d'insuffisance et de blocage hépatique. La perte du cycle menstruel, la déshydratation (les femmes risquent une trop grande concentration de fer dans le sang) et une insuffisance cardiaque chronique peuvent mener à l'insuffisance et au blocage hépatique.

Mauvaise circulation, pouls irrégulier ou ralenti, arythmies, angines, attaques cardiaques Il y a de nombreux facteurs associés TCA qui peuvent mener à des alertes ou à des attaques cardiaques. Un arrêt cardiaque soudain peut mener à des dommages irréversibles au coeur... ou à une mort instantanée. Le déséquilibre des électrolytes (spécialement la carence en potassium), la déshydratation, la malnutrition, la tension basse, l'hypotension orthostatique extrême, le pouls anormalement lent, des déséquilibres hormonaux... tous posent de sérieux problèmes au coeur. La tension trop haute, l'accumulation de graisse autour du coeur, un haut taux de cholestérol, le manque d'exercice dû au manque de mobilité, et le diabète peuvent aussi être de grands facteurs de risque pour le coeur.

Infertilité
C'est l'incapacité d'avoir des enfants. Cette conséquence est ici irréversible.
Causée par la perte du cycle menstruel et les déséquilibres hormonaux. La malnutrition et les carences en vitamines peuvent aussi mettre en danger la possibilité de mener une grossesse à terme.

Problèmes durant la grossesse
Incluant grossesse à haut risque, fausse couche, enfant mort-né et enfants nés avec des maladies chroniques, mineures ou sévères (tous ces risques sont dûs à la déshydratation, et les carences en vitamines et hormonales).

Dépression
Humeur changeante et dépression peuvent être causées par des facteurs physiologiques comme le déséquilibre des électrolytes, des carences en vitamines et hormonales, la malnutrition et la déshydratation. Vivre avec les comportements des TCA peut mener à la dépression.
La dépression peut aussi ramener la victime dans les cycles du TCA (ou peut avoir été initialement le problèmes qui a causé le TCA). Stress au sein de la famille, le travail ou le relations peuvent tous en être les causes. Il y a aussi un pourcentage de personnes nées avec une prédisposition à la dépression, basée sur une histoire familiale.
Peut mener au suicide.

Difficultés digestives
Une carence en enzymes digestives mène le corps à devenir incapable de digérer et d'absorber les nutriments. Ceci peut mener à des problèmes de mauvaise absorption, de malnutrition et de déséquilibre des électrolytes.
Crampes, ballonnements, constipation, diarrhée, incontinence
Activité intestinale augmentée ou diminuée.

Ulcères peptiques
Causés par des acides intestinaux, favorisés par la fumée de cigarette et par l'abus de café ou d'alcool.

Pancréatite
Attaque du pancréas par les enzymes. Peut être causé par des traumatismes répétés à l'estomac (vomissements), l'abus de laxatifs ou de diurétiques (et par l'alcool accessoirement).

Convulsions
Le risque accru de convulsions chez les anorexiques et les boulimiques est lié à la déshydratation. Il est aussi possible que des lésions cérébrales causées par une malnutrition à long terme et un manque d'oxygénation du cerveau puissent y jouer un rôle.

Mort
Causée par un ou une association des problèmes cités ci dessus.
Attaque cardiaque ou insuffisance cardiaque, insuffisance pulmonaire, hémorragie interne, infarctus, blocage rénal, blocage hépatique, pancréatite, rupture gastrique, perforation d'ulcère, dépression et suicide.


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Le syndrome de Nardone ou le syndrome du vomissement

Les personnes boulimiques c'est-à-dire présentant des prises compulsives de nourriture ou bien des personnes anorexiques découvrent à un moment donné que vomir permet de contrôler le poids sans se priver des crises. Le vomissement n'est donc à ses débuts qu'une solution à la boulimie et à la peur de prendre du poids. Mais le vomissement devient assez vite un rituel et dans certains cas de plus en plus agréable, jusqu'à devenir même le plus grand plaisir, c'est-à-dire le phénomène recherché dont la prise de nourriture n'est plus qu'une étape. Il apparaît alors que ce n'est plus de la prise de nourriture qu'on ne peut plus se passer mais du vomissement qui devient le centre du trouble. D'une boulimie initiale, on glisse vers un Syndrome du vomissement (Nardone), sorte de « compulsion vomitive » ou la prise de nourriture et le poids deviennent des éléments secondaires à la faveur du vomissement lui-même.

La crise de boulimie d'une personne présentant ce syndrome ressemble à une «séquence érotique».
Premier temps: compulsion irrépressible à manger. Avant d'y céder, le sujet cultive le fantasme de manger puis de se faire vomir, ce qui provoque chez lui une excitation croissante.
Deuxième temps: le sujet cède à la compulsion de se remplir. L'excitation croît jusqu'à un paroxysme.
Troisième temps: le sujet se fait vomir, provocant une chute brutale de l'excitation comparable à un orgasme.


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L'hyperphagie

L'hyperphagie boulimique (1), qui consiste à manger en quantité déraisonnable et hors de contrôle de façon assez fréquente (quelques fois par semaine), est le trouble alimentaire le plus fréquent, dépassant l'anorexie et la boulimie, selon des chercheurs en psychiatrie de l'Université Harvard. Ce trouble est fortement lié à l'obésité. Dans un épisode d'hyperphagie, une personne peut, par exemple, prendre un repas complet, suivi d'un litre de crème glacée pour dessert et d'un sac de chip sans être capable de s'arrêter.


Selon cette recherche, pour laquelle
9000 participants ont été interrogés, 3.5% des femmes et 2% des hommes font de l'hyperphagie, définie comme des épisodes de consommation excessive et incontrôlée de nourriture, bien au-delà de la satiété, qui se produisent au moins deux fois par semaine.

Comparativement, l'anorexie est présente chez moins de
1% des femmes et 0.3% des hommes et la boulimie se retrouve chez 1.5% des femmes et 0.5% des hommes.

L'hyperphagie met à
risque élevé d'obésité, de diabète, de maladie cardiaque, d'accident cérébro-vasculaire et de certains cancers.

Selon l'auteur principal de la recherche, Dr. James I. Hudson, il s'agit bel et bien d'un trouble alimentaire et il mériterait plus d'attention de la part des professionnels de la santé.

Les comportements d'hyperphagie persisteraient en moyenne environ
8 ans, tout comme la boulimie, comparativement à une moyenne d'environ 2 ans pour l'anorexie.

Les trois troubles, hyperphagie, boulimie et anorexie coïncident souvent avec des troubles de l'humeur comme la dépression et l'anxiété selon les chercheurs.

La prévalence de troubles alimentaires est la plus grande chez les
18-29 ans et la moins grande chez les plus de 60 ans.

Les chercheurs considèrent que ces résultats amènent des arguments scientifiques supplémentaires en faveur de l'inclusion de l'hyperphagie dans la prochaine édition du DSM IV.

Source: Journal Biological Psychiatry, February 2007.

(1) L'hyperphagie boulimique (parfois appelée alimentation compulsive) est un trouble des conduites alimentaires considéré comme requiérant davantage d'études avant une éventuelle inclusion dans le manuel diagnostique des troubles mentaux (le DSM-IV). La boulimie et l'anorexie sont les seuls troubles alimentaires formellement reconnus.

 


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La boulimie

Absorption d'une quantité importante de nourriture, épisodiquement et compulsivement. Boulimie signifie étymologiquement faim de bœuf, et n'a pas de rapport avec le grignotage fréquent qui n'entraîne pas une absorption très importante de nourriture.

La boulimie est une véritable compulsion alimentaire clandestine, qui pousse l'individu à manger presque malgré lui. Le malade a d'ailleurs conscience que ce comportement est anormal et dangereux. Comme l’anorexie, elle touche les filles, surtout, à l’adolescence. Les crises de boulimie durent une heure ou deux pendant lesquelles l’adolescente mange à toute vitesse n’importe quoi, n’importe comment et sans aucun plaisir, en se cachant des autres. Elle vide le frigidaire en se bourrant des aliments les plus caloriques, puis est prise de douleurs au ventre et s'ensuivent bien souvent des vomissements.

Les crises de boulimie sont plus ou moins aiguës. Elles alternent parfois avec des périodes de restriction alimentaire intense et sont alors une sorte de compensation en rapport avec des régimes trop stricts. La boulimie est ainsi souvent une conséquence des contraintes sociales et culturelles qui érigent en modèle des régimes impossibles à tenir pour les jeunes femmes.

La boulimie a des causes d’ordre psychologique : elle est liée à de troubles du désir, parfois à une dépression. Certains la considèrent comme une dépendance, comparable à l’alcoolisme ou la toxicomanie. Les boulimiques sont conscientes de leur problème et ont souvent recours à une aide psychologique. Le traitement repose sur la psychothérapie, avec parfois des antidépresseurs. Le pronostic de guérison de la boulimie est en général bon, mais les rechutes sont fréquentes.

La boulimie est un problème dont les origines sont complexes. Elle se manifeste par crises compulsives durant lesquelles il devient impossible d'arrêter de manger. Ces problèmes sont toujours la conséquence d'une détresse, d'un traumatisme ou d'un malaise profond.


La signification de la boulimie n'est pas clairement établie. Il semble que les principales causes de la boulimie soient d'ordre psychologique, et constitueraient une variante d'un autre trouble des conduites alimentaires, l'anorexie mentale (refus de s'alimenter). Elle représenterait une barrière contre l'angoisse, la dépression, et permettrait peut-être même de compenser la frustration et de revaloriser une image de soi.

 


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L'anorexie mentale

L’anorexie mentale est un trouble psychique qui se traduit par un dérèglement alimentaire et une perte de poids importante. Il s’agit d’un trouble de la perception corporelle : les jeunes filles ont l’impression d’être trop grosses, alors qu’elles sont de plus en plus maigres. Elles se privent de manger, notamment de sucres et de graisses. Souvent ces restrictions alimentaires s’accompagnent d’activités physiques ou intellectuelles intenses, toujours par peur de grossir.


Même s’il existe autant de définitions de l’anorexie que de personnes souffrant de ce trouble, on décrit deux grands types d’anorexiques.
> Les anorexies de type restrictif : ce sont les personnes qui restreignent leur alimentation.
> Les anorexies avec crises de boulimie/vomissements ou prise de purgatifs : les jeunes femmes alternent restriction alimentaire et boulimie et elles se font vomir après avoir mangé.


*Attention : L’indice de masse corporel est un bon "outil" pour diagnostiquer une anorexie. Cependant, dans la mesure où la maladie commence à l’adolescence alors que la jeune fille n’a pas terminé sa croissance, l’IMC seul n’est pas suffisant, et il faut alors se référer aux courbes indiquées dans le carnet de santé.

Malheureusement, les causes de cette maladie restent assez méconnues. Il existe plusieurs hypothèses : génétiques, psychiatriques, socio-culturelles. On parle plutôt de causes multifactorielles.

Chaque anorexique a sa propre histoire et sa propre personnalité. En psychopathologie, on considère l’anorexie comme une conduite addictive. Il s’agit d’une mauvaise intégration de l’image du corps qui traduit notamment une difficulté à accepter les caractères sexuels secondaires (les rondeurs féminines) et une difficulté, voire l’impossibilité de s’identifier à une femme adulte sexuée. L’anorexie serait une forme de défense contre la sexualité adulte par l’intellectualisation et la privation alimentaire.

l existe autant d’anorexies que d’anorexiques. Pourtant il existe des traits de caractères communs à bon nombre d’anorexiques. D’abord, un fort sentiment de culpabilité. En faisant un raccourci, on pourrait dire que la jeune fille se sent coupable (d’un divorce des parents, d’un rejet amoureux, de pratiques sexuelles mal vécues, etc), elle ressent très vivement un sentiment d’injustice et donc, elle doit être punie. Elle se prive donc, inconsciemment, de tout plaisir, le premier plaisir étant celui de l’alimentation.

Mais la maladie elle-même et la privation alimentaire entraînent, également, un fort sentiment de culpabilité. Être mince est donc une sorte de prétexte qui permet à l’anorexique de garder, ou d’avoir l’impression de garder la maîtrise sur un environnement qui semble nocif.

Les jeunes anorexiques sont souvent de bonnes élèves, très travailleuses. Elles ont tendance à être très actives, et se dépensent sans compter.

Autre trait de caractère fréquent : la jeune patiente a tendance à être dans le déni de sa maladie, et elle se préoccupe aussi de manière excessive de son alimentation et son poids.

Il est difficile de détecter une anorexie très tôt. Alors, quels sont les signes qui doivent mettre en alerte ?

> Une jeune fille qui ne prend plus ses repas avec ses parents. Elle prétexte, par exemple, avoir des devoirs à faire pour s’enfermer dans sa chambre avec une assiette.

> Une jeune fille qui prétend vouloir devenir végétarienne du jour au lendemain et qui se met à sélectionner ses aliments avec trop de soin.

> Une jeune fille obsédée par son poids (quel que soit le prétexte).

> Une jeune fille qui travaille trop. L’anorexique a tendance à intellectualiser beaucoup. Elle est perfectionniste et se jette dans le travail. Cela peut être un travail intellectuel comme une activité sportive intense.

> Une jeune fille qui semble déprimée, ou, au contraire, trop euphorique, avec un sentiment exprimé ou non de toute puissance.

> Une jeune fille qui n’a plus ses règles.


La difficulté à détecter cette maladie provient également du fait que "le symptôme" est dénié. La jeune fille nie en effet être l’objet de tout dérèglement alimentaire. Au contraire, elle se vante d’aller très bien et de se sentir en pleine forme.


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Faits et Chiffres



L'anorexie

1% des adolescentes présentent des formes d'anorexie.
L'anorexie concerne
9 filles pour un garçon.
Elle se manifeste à l'adolescence, entre
15 et 18 ans notamment.
80% des anorexiques reprennent un poids normal,
70% ont de nouveau leurs règles,
50% continuent à avoir des difficultés psychologiques,
13% ont une anorexie chronique
7 à 8% meurent des suites de la maladie ou d'un suicide.

75% des mères d'anorexiques ont fait une dépression dans l'année précédent l'anorexie de leur fille
50% des anorexiques interrogés font état d'abus sexuels dont elles auraient été victimes dans leur enfance.
L'anorexie mentale est
10 fois plus fréquente chez les danseuses.

La boulimie
2% des adolescentes souffrent de boulimie.
C'est une maladie à
90% féminine.
La boulimie se manifeste à l'âge de
19 ans.

La valeur calorique moyenne d'une boulimie a été évaluée à
3.500 calories et peut aller jusqu'à 10.000 et plus.
Le nombre de crise de boulimies peut aller jusqu'à
10 par jour.
Certains médicaments antidépresseurs permettent dans
20 à 60% des cas de juguler les boulimies.
75% des boulimiques interrogés font état d'abus sexuels dont elles auraient été victimes dans leur enfance.

 

Images du corps
Les adolescentes se déclarent grosses dans
60% des cas,
obèses dans
5%.
Seules
20%, d'entre elles sont satisfaites de leur corps.
90% d'entre elles montent sur la balance plusieurs fois par mois,
15% plusieurs fois par jour.
A
14 ans, 33% des filles déclarent avoir déjà fait un régime.


Le craving
De l'anglais « to crave for » : être affamé de quelque chose. Le craving est une envie de manger un aliment précis.

Un
tiers des femmes et
10% des hommes font du craving.
Aliment préféré : le
chocolat.
Après avoir mangé, les
2 tiers des craveurs disent se sentir mieux, mais
11% des femmes et
2% des hommes affirment se sentir moins bien.

http://www.lousonna.ch/psycho/anorexie/index.html

                                                                           

 


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L'anorexie



Qui sont les anorexiques ?

Il y a de plus en plus d'anorexiques en France. Et les adolescentes concernées sont de plus en plus jeunes. Qui sont ces victimes du culte de la minceur ? Comment apparaît ce dérèglement du comportement alimentaire ? Portrait de ceux pour qui maigrir est une obsession…    

Comment devient-on anorexique ?

 

L'anorexie survient fréquemment à la suite d'un régime amaigrissant, pas forcément justifié sur le plan médical. Le culte excessif de la minceur conduit les jeunes filles à se préoccuper de plus en plus tôt de leur poids. Toutefois, le symptôme pondéral traduit une souffrance psychologique, bien souvent ignorée par l'entourage. L'anorexie mentale peut résulter d'un manque de confiance en soi et d'autonomie. Lorsque l'on ressent une carence affective, l'anorexie permet de se faire remarquer. Ce trouble intervient souvent peu après la puberté, lors de profonds bouleversements : il constitue un "compromis" lorsque poussée de croissance, maturation sexuelle, et passage vers le statut d'adulte sont mentalement ingérables.

Une vision déformée

Les personnes anorexiques ne visualisent pas leur réelle image corporelle, elles se trouvent toujours trop grosses et ont peur de prendre du poids. La maigreur se définit par un indice de masse corporelle (rapport du poids sur la taille au carré) inférieur à 18. Ainsi, si l'on mesure 1,65 m, on est maigre à partir de 49 kg. Les anorexiques perdent au moins 15 % de leur poids normal. Sur le plan médical, on constate des troubles hormonaux avec très fréquemment une aménorrhée (absence des règles) chez les filles. Le comportement anorexique est fréquemment lié à une hyperactivité, physique et intellectuelle, un hyper-investissement scolaire ou professionnel, une pauvreté relationnelle, une humeur dépressive.

Parfois dès 8 ans !

Les troubles du comportement alimentaires sont typiquement féminins, concernant un homme pour 10 à 15 femmes. Depuis plusieurs années, l'anorexie gagne du terrain. Autrefois diagnostiquée dans des familles de classe moyenne ou élevée, elle touche désormais toutes les couches de la population. Elle frappe de plus en plus jeune, débutant le plus souvent entre 12 et 18 ans, au lieu de 15 à 25 ans. Les médecins hospitaliers, spécialisés dans les troubles du comportement alimentaire, voient même des anorexiques de 8 à 9 ans ! En France 0,5 à 1 % des adolescentes seraient anorexiques. Elles sont probablement encore plus nombreuses : déniant complètement leur maladie et leur maigreur, elles ne consultent que contraintes et forcées par l'affaiblissement physique, résultat d'un amaigrissement prolongé.

Florence Daine

http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/mag_2002/mag1011/dossier/nu_5975_anorexique.htm

                                    


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