21 septembre 2009
Je pense que c’est fini.
Je ne sais pas du tout ce qui s’est passé.
J’étais certaine que tout irait bien, que je guérirais enfin.
C’est allé complètement dans la direction opposée.
Pour la première fois depuis 2 ans de tca, je suis confrontée à l’anorexie restrictive.
Le jour, impossible de manger du solide.
Le
J’avais trois grands objectifs.
36 kg
Je suis rendue a 39kg.
53cm de tour de taille
Je suis rendue a 50cm.
Porter du double-zéro 00 (30)
Mon nouveau jeans double-zéro est déjà trop grand pour moi.
Est-ce que je suis + satisfaite qu’à 45kg et 67cm de tour de taille?
Non.
Je n’ai jamais été aussi dépressive et suicidaire.
D’ailleurs, peut-être que la phase d’anorexie restrictive est causée par la dépression, car ce n’est pas mon TCA à la base.
Ah oui, et je suis menacée d’hospi.
Tout va très très bien.
Jeudi dernier, le 20 août, j’ai eu une conversation décisive avec ma psy.
Elle m’a fait comprendre que pour réussir ma vie, il fallait que je guérisse, sans compromis.
Je rentre au cégep maintenant, j’ai besoin d’une vie sociale et je ne peux pas me permettre d’avoir de mauvaises notes sinon aucune chance d’entrer à l’université.
Je n'ai pas donné de nouvelles depuis plusieurs mois je m'en excuse.
À partir de maintenant, je vais éditer régulièrement, je le promet!
Un petit résumé:
Une TS le 12 juin dernier, je suis allée aux urgences à cause des médicaments, pr le bilan santé ça allait (ils m'ont fait une prise de sang) mais ils m'ont gardé sous observation durant la nuit à cause de mon état psychologique. Le lendemain ils m'ont donné un petit-déj vraiment degueu. Un jus de pomme (114 mL), un muffin, une toast avec beurre + confiture non allégée, un fromage 34% MG, un ÉNORME bol de céréales avec du lait 2%. Je n'ai rien touché à part le jus -_-
Après cet événement, ma mère m'a obtenu un suivi psychologique dans une clinique privée spécialisée dans les TCA. Le 18 juin, j'ai eu mon premier rdv avec la psy que je vais voir à chaque semaine. Ça s'est très bien déroulée, j'étais très contente. La psy m'a tout de suite mis en confiance et je ne me sentais pas du tout mal à l'aise. Nous avons fait une évaluation globale.
Sinon, lundi le 22 juin j'ai eu mon rdv à l'hôpital. Ils m'ont fait une prise de sang (2e en 10 jours.. je déteste les prises de sang). Ça a été horrible comme rdv, j'ai pleuré devant le médecin et l'infirmière. Je dois y retourner le 20 juillet.
Hier, mercredi le 24 j'ai eu mon second rdv chez la psy. Encore là, ça s'est super bien passé. Nous avons commencé ma ligne de temps pour essayer de cerner les événements traumatisants/déclencheurs de mes troubles ou l'origine de ceux-ci.
Je ne sais pas si je vais faire une autre TS.
Je ne sais pas si j'ai le goût de vivre ou de guérir.
Je suis divisée en deux, comme bcp de vous je crois, une partie de moi est attachée à la maladie, croit qu'elle a sa raison d'être et l'autre est saturée, veut guérir, a espoir.
La première est plus forte, mais j'ai quand même des prises de consciences positives.
Ça fait longtemps que je n’ai pas donné de nouvelles.
C’est que je vais mal, comme d’habitude, mais pour le moment je suis retombée dans une phase dépressive.
J’ai eu mon premier rdv avec le médecin et l’infirmière : mauvais signes vitaux, impossibilité de prendre ma pression (trop faible), taux de potassium trop bas (dû aux vomissements).
Second rdv : L’horreur, je m’étais forcée à prendre bcp (BCP) de poids, malgré mon dégoût profond de la nourriture, j’ai cru, très naïvement d’ailleurs qu’en voyant mon poids, ils laisseraient tomber le suivi. C’était mon but. Je ne veux pas d’un psychiatre spécialisé dans les troubles alimentaires sur le dos. Échec total.
Prendre ce poids m’a fait tomber dans un dégoût complet de moi-même, en dépression/état suicidaire, ENCORE, alors que ça allait mieux..
4 jours après le rdv j’avais perdu plus de la moitié de ce que j’avais repris.
3 mars 2009
J’ai rechuté dans la maladie il y a quelques mois. Au début, en phase restrictive, mais par la suite, les crises de boulimie-vomitives ont recommencé.
Je vomis en moyenne de 3 à 7 fois par jour. Quand je ne crise pas, je mange entre 150 et 300 cals, dégoût de la bouffe. Pour moi, le mot « manger » est le plus désagréable à entendre de tous, le plus dégradant, je hais sa prononciation. L’entendre me rend très agressive.
Moi qui détestais le sport avant, mtn je me surpasse à chaque fois que je vais au gym, c'est-à-dire 5 fois par semaine.
Hier, j’ai parlé de mes TCA à ma mère. Elle en savait déjà pas mal.
En retour, elle m’a appris que j’ai un rendez-vous avec un spécialiste des TCA, un psychiatre, le 11 mars.
Je ne crois pas pouvoir guérir complètement, et je suis prise entre deux.
J’aurais voulu me rendre à l’année prochaine sans jamais avoir été suivie pour mes TCA. Mais d’un autre côté, je veux aller mieux et pour cela, le processus est enclenché.
Je ne connais pas encore l’ampleur du chemin que j’ai à faire, mais c’est à venir.